Les Miliciens et Réguliers du Marquis de Montcalm..."MRMM"... sont un groupe d’amateurs férus de l’histoire du Québec, période Nouvelle-France, qui font revivre la vie quotidienne des coureurs de bois, des habitants, des amérindiens et des militaires du XVIIième et XVIIIième siècle.
PPD
La maison aux volets verts: Boulangerie DESTOUCHES de Louisbourg.
C’est le 18 septembre 1759 que l’armée anglaise entre dans la ville de Québec.
Si le général Murray réussit à maintenir l’ordre et la paix dans la capitale
conquise, il le dut à son énergie et à sa sévérité. Les ennuis ne venaient pas
des Français ni des Canadiens mais des soldats de Murray. Ceux-ci, se voyant en
pays conquis, croyaient avoir tous les droits. Ils commencèrent à piller les
maisons abandonnées et à molester les citoyens.
Dès l’entrée des troupes à Québec, Murray avait signé un ordre du jour très sévère contre
les pilleurs et les voleurs.
Aussi, le 3 octobre 1759, commencèrent les punitions.
Ce jour, John Cresswell et Samuel Dillon, soldats du 28e, coupables d’avoir
enfreint le code pénal miliaire, furent condamnés à recevoir cinq cents coups
de fouet, chacun.
Thomas Cram, soldat du 40e, pour avoir pillé la maison d’un Français, fut
condamné à recevoir deux cents coups de fouet.
John Ledbetter, du 35e Régiment, pour désertion, attrapa une condamnation à
mille coups de fouet.
Mathew Peasley, soldat du 3e Bataillon, pour tentative de désertion, est
condamné à recevoir cinq cents coups de fouet.
Thomas Ledbetter, du 3e Bataillon, est condamné à recevoir trois cents coups
de fouet, on ne dit pas pourquoi.
Matthew Carrigham et John Macdonald, soldats du Royal American, coupables
d’avoir volé du vin, sont condamnés, chacun, à recevoir mille coups de fouet.
Richard Gunner, canonnier, qui s’est enivré et a laissé son poste, est
condamné à recevoir mille coups de fouet.
Henry Huston, du 45e, pour désertion, est condamné à mort.
C’est par des sentences si sévères que le général Murray fit cesser les
crimes et les exactions dans la garnison de Québec. Toutes
ces condamnations avaient été portées le même jour.
D’après, le Bulletin des Recherches Historiques, 1929, p. 4.